Le chemin des touristes

 


Une pétition circule pour demander la réhabilitation du "Chemin des Tourites".
Vous pouvez la signer à la page : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N21888

Voici également comment certains imaginent ce nouveau chemin :



Une des curiosités de la ville de Constantine est bien le "chemin des touristes". Cet aménagement permettait de suivre le fond des gorges du Rhumel sur toute leur longueur.
Le "chemin des touristes", inauguré en 1895, est l'oeuvre de l'ingénieur-constructeur Frédéric REMES. Long de plus de deux kilomètres et demi, ce sentier est accroché aux parois du ravin, passant d'une rive à l'autre.
C'est donc autant la prouesse technique que l'intérêt touristique qui retiennent l'attention.

Je vous propose tout d'abord le plan des gorges comprenant les principales curiosités jalonnant le "chemin des touristes", puis une découverte de cet itinéraire réalisé à partir de plusieurs documents décrivant cet ouvrage.

Le chemin des touristes en cartes postales

D'après un plan d'Alphonse Marion

En suivant le "chemin des touristes"

En partant du sud (porte de Sidi Rached) l'accès se fait par une série d'escaliers et de plans inclinés. On découvre, rive droite, à une centaine de mètres en amont du pont du Diable le « rocher des Martyrs ». Sur la rive gauche l'on aperçoit, dressé sur son éperon rocheux, la mosquée de Sidi Rached.
Le chemin passe sous le pont Sidi rached, puis suit alors la rive droite du Rhumel en serpentant dans les anfractuosités du rocher à une hauteur moyenne de 30 à 50 mètres au-dessus de l'eau.
La descente du Chemin des Touristes
Le barrage
Un peu en aval, un petit barrage dévie les eaux vers un canal souterrain, situé rive gauche, et qui traverse tout le rocher pour aller alimenter la chute artificielle de 128 mètres du moulin Lavie.
Avant d'atteindre la passerelle Perrégaux l'on découvre deux grosses piles d'époque romaine. Elles peuvent être les vestiges d'un pont (pont d'Antonin), mais plus vraisemblablement ceux d'un sanctuaire ou d'un moulin.
Passée la passerelle Perrégaux se trouvent les bains de César dominant le gouffre. Ils sont alimentés par une cascade et des eaux thermales.
En continuant sur la rive droite on arrive au hammam de Salah Bey alimenté par des sources chaudes. Le Bey y descendait régulièrement en empruntant un escalier taillé dans la roche et dont on peut encore voir les traces en dessous de la medersa.
En face sur la rive gauche restent les ruines d'un aqueduc romain.
Les bains de César
Restes du pont romain
Un peu avant le pont d'El Kantara, au niveau de la gare, subsistent sur chaque rive les piles d'un ancien pont romain.
Au niveau du pont d'El Kantara, il existe un autre accès à ce chemin.
Après le pont d'El Kantara le chemin entre sous la voûte creusée par le Rhumel. Cette voûte longue de 300 mètres environ, est effondrée en deux endroits.
Sous la voûte deux passerelles métaliques permettent de passer sur la rive gauche, et de revenir vers la rive droite mais beaucoup plus bas.
les passerelles sous la voûte
Les sources pétrifiantes
L'on découvre ensuite sous la voûte des stalactites et des stalagmites, et le bassin d'une source pétrifiante.
Sous la voûte suivante, de plus petites dimensions, se situe la grotte de l'ermite Ben Maklouf.

Le chemin passe sous un dernier arc naturel avant de déboucher sous le pont de Sidi M'Cid.
Le parcours continue en suivant la rive droite jusqu'au pont des Chutes. Sur l'autre rive des citernes alimentent une seguia destinée à l'irrigation des jardins de la vallée.

L'arche naturelle en cartes postales

La sortie des gorges

Le chemin des touristes reste gravé dans la pierre
Aujourd'hui ce chemin (que l'on aperçoit ici dans le falaise entre Sidi M'Cid et le pont des Chutes), abîmé par le temps et non entretenu, est devenu totalement impraticable. Il semble cependant qu'il y ait une certaine volonté de réhabilitation de cet ouvrage. Mais quand ?

Le Quotidien d'Oran
3 mars 2004

OUVRAGE UNIQUE ET JOYAU DE LA VILLE

Le «chemin touristique» mérite bien sa réhabilitation

La restauration et la remise en service du «chemin touristique du Rhumel», connu également sous l'appellation de «chemin des touristes», sont désormais inscrites sur les tablettes des autorités de la wilaya de Constantine. Dans le cadre de la réhabilitation de cet ouvrage, unique en son genre, la wilaya a désigné la direction des travaux publics pour la prise en charge du dossier. Dans un premier temps, nous confie M. Dib, directeur des travaux publics, «il fallait répertorier toutes les données graphiques, établir un constat des lieux et finalement proposer les solutions les plus adaptées à la situation». Cette première phase a été entreprise par un bureau d'études privé et, selon le DTP, «les études seront achevées avant la fin du mois de mars». Notre interlocuteur précise que «la DTP qui est chargée du suivi technique des opérations, est tenue de fournir son appréciation et présenter son rapport, autant à la wilaya qu'à la direction du tourisme ainsi qu'à l'APC. Car, ces trois institutions sont concernées par le montage financier du projet. Autrement dit, l'aspect crucial et déterminant pour concrétiser l'opération de remise en état du site touristique des gorges du Rhumel. Logiquement, estime, d'autre part, M. Dib, il faudra procéder par étapes. Car, selon lui, «les travaux ne constituent pas une mince affaire». Pour plus d'efficacité, poursuit le DTP, «il faudrait commencer par la réhabilitation de la «place verte» qui se trouve en contrebas du pont de Bab El-Kantara», donc au beau milieu du tracé du chemin touristique, et redonner, d'abord, à cet espace, «plus de chaleur et plus d'animation en y implantant des kiosques, des cafétérias, des lieux de repos et de détente», souligne le directeur des travaux publics pour qui, «ce serait là, une première démarche revêtant un caractère nécessaire et que la solution idéale serait d'entamer l'opération, à partir de ce site». Long de 1.800 mètres, le «chemin touristique» est un ouvrage séculaire. Il part du pont de Sidi Rached et, d'est en ouest, longe la falaise abrupte à plus de 150 mètres de hauteur pour terminer son somptueux périple, aux pieds du «pont des Chutes», à moins d'un kilomètre de la piscine olympique de Sidi M'Cid. Itinéraire touristique à ciel ouvert, tracé dans le roc en 1843, mais également empruntant des passages à travers des tunnels creusés à même la roche, le «chemin touristique» surplombe, par endroits, les anciennes piscines romaines, aujourd'hui envahies par la vase et les déchets de toute nature. De gros dégâts ont été provoqués par les eaux usées qui se déversent dans l'oued. Le «chemin des touristes», large d'un mètre cinquante, existe bel et bien, mais, en de nombreux endroits, il aurait besoin d'une rénovation complète, pour des raisons de sécurité et d'esthétique. Ainsi, une approche graduelle dans le processus de réhabilitation est prévue, la première action allant vers l'arrêt des déversements anarchiques des eaux usées sur le site. L'opération proposée par les études de faisabilité comporte, par ailleurs, des points d'eau et des accès pour l'intervention rapide des agents de sécurité, le confortement de certains pans de la paroi rocheuse et ses annexes et la réhabilitation du chemin supérieur qui aboutit à la passerelle Mellah Slimane. Le tronçon inférieur du pont d'El-Kantara et la restauration du chemin inférieur, allant du pont d'El-Kantara au pont du Diable, sont également au programme. «Si cette opération de réhabilitation était menée à bon port», espère le directeur des travaux publics, «elle serait d'un apport considérable pour le tourisme à Constantine». Le site est majestueux et pourrait générer des recettes appréciables. Postes de péage et de contrôle rigoureux, entretien strict et assidu, devraient permettre à ce joyau de la ville de Constantine, de renaître de ses cendres pour revenir, de plain-pied, au sein des plus belles réalisations touristiques d'Algérie.

Rahmani Aziz


Le Quotidien d'Oran
30 avril 2006

LE FINANCEMENT DES TRAVAUX POSE PROBLEME

Où trouver les 6 milliards du Chemin des touristes ?

Le Chemin des touristes accroché à une paroi abrupte des gorges du Rhumel et traversant, suspendu sur le vide, le vieux rocher de Constantine connaît le même sort que nombre de sites touristiques et sa remise en état projetée depuis des décennies mais différée d'année en année pourrait profiter de l'embellie financière actuelle pour enfin être menée à bien. Interrogés, les responsables de l'APC de Constantine soutiennent que si le projet n'a pas à ce jour été entamé, «c'est parce que sur les six milliards de centimes nécessaires pour son financement, la moitié devait être prise en charge par l'APC». Or, ajoute-t-on, 75% du budget de cette APC vont à la rémunération du personnel de la mairie et jusqu'à présent il a été difficile de dégager une enveloppe pour financer une partie des travaux prévus par l'étude.

Le Chemin des touristes construit au début du siècle passé reste avec les sept ponts lancés sur les gorges du Rhumel une des particularités de Constantine et une promenade fort appréciée par les Constantinois et par les visiteurs du vieux rocher. On y accède à l'entrée des gorges à hauteur du pont de Sidi Rached pour s'acheminer à mi-hauteur de la paroi rocheuse tantôt sur un étroit sentier taillé dans la roche, tantôt sur toute une série de passerelles suspendues, coupées par des galeries obscures ou des escaliers étroits et humides. D'autres entrées donnant accès au Chemin des touristes sont aménagées près du pont d'El-Kantara et tout au long de la corniche sur la route de Sidi M'cid et du Hamma Bouziane.

Cette promenade pour le moment inaccessible aux Constantinois et aux touristes emprunte un chemin sinueux tortueux passant par les «bains romains» sous le pont Mellah qui étaient à eux seuls un ravissement pour les yeux et une attraction à nulle autre pareille. Plus avant, sous le pont d'El-Kantara, après le passage des vestiges du pont construit au 18e siècle par Salah Bey, l'on aborde un magnifique jardin suspendu qui occupe la voûte d'une galerie creusée par les flots du Rhumel pour déboucher enfin au pont des chutes où les gorges du Rhumel s'évasent et les parois abruptes retombent en paliers. Toutes ces richesses immergées passées au cadet des soucis de nombreux responsables attendent d'être réhabilitées. A l'APC l'on nourrit l'ambition de mobiliser les 6 milliards grâce à un financement sectoriel nécessaire à cette réhabilitation.

A.Benkartoussa


El Watan - 10 septembre 2008

Réhabilitation du chemin des touristes : Un projet qui tarde à voir le jour

Annoncée il y a trois années, la réhabilitation du chemin touristique du Rhummel tarde toujours à voir le jour, ceci malgré le fait que l'étude de revalorisation du site existe déjà, alors que l'enveloppe nécessaire pour l'opération estimée à 80 millions de dinars a été bien débloquée, selon une source de la direction du tourisme de la wilaya.

Le montage financier devra être assuré conjointement par la wilaya, l'APC de Constantine et la direction du tourisme. Confié il y a plus d'une année à la direction des travaux publics, le dossier a été entamé par le relevé de toutes les données graphiques, établir un constat des lieux et finalement proposer les solutions les plus adaptées à la situation. Une étape qui a été réalisée par un bureau d'études privé. Toutefois, la question est considérée avec plus de prudence à la DTP, où l'on considère que l'opération de remise en valeur du site est une affaire délicate. « Il y a eu certes une étude et une première évaluation des travaux, mais nous suggérons d'effectuer des études plus poussées avant d'en proposer une, où la meilleure des manière serait de réhabiliter les lieux par tranches en partant du pont des Chutes vers le pont de Sidi Rached », précisera Amar Remache, directeur des travaux publics de la wilaya.

Certaines propositions vont dans le sens d'entamer d'abord une réhabilitation du jardin de Sousse, se trouvant en contrebas du pont de Bab El Kantara pour en faire un lieu de détente et de loisirs. Pour d'autres, la priorité devra être donnée en premier lieu à la préservation du site contre les déversements anarchiques des eaux usées et autres déchets ménagers jetés du haut de la falaise, et notamment du côté de la vieille ville, la rue Larbi Ben M'hidi et la rue Belkacem Tatache. A la direction de l'hydraulique, l'on estime, par contre, que la remise en valeur du Chemin des touristes ne sera possible qu'après l'achèvement du curage total des eaux de l'oued Rhummel, entamée il y a une année, et qui devra connaître son aboutissement durant l'année 2009. L'opération est en phase avancée, malgré les difficultés rencontrées sur le terrain. L'on notera, par ailleurs, que le projet de réhabilitation du Chemin des touristes prévoit aussi la réalisation des points d'eau, des accès pour l'intervention rapide des agents de sécurité, le confortement de certains pans de la paroi rocheuse et ses annexes et la réhabilitation du chemin supérieur qui aboutit à la passerelle Mellah Slimane.

Le tronçon inférieur du pont d'El Kantara et la restauration du chemin inférieur, allant du pont d'El Kantara au pont du Diable, sont également au programme. Après l'avènement du téléphérique, le projet de réhabilitation du Chemin des touristes sera d'un apport certain pour le tourisme à Constantine et pourra être une source de recettes appréciables pour la ville. Pour l'Histoire, le Chemin des touristes, entamé en 1843 et inauguré en 1895, est l'oeuvre de l'ingénieur-constructeur Frédéric Remes. Ouvrage d'une rare beauté, il a connu de sérieuses dégradations suites aux violentes crues du Rhummel que la ville a connues en 1957, depuis, il a été complètement abandonné. Long de plus de 2 km, ce sentier, accroché aux parois du ravin, part du pont de Sidi Rached et, d'Est en Ouest, longe la falaise abrupte à plus de 150 m de hauteur, surplombe les anciennes piscines romaines, avant de terminer son périple, aux pieds du pont des Chutes, à moins d'un kilomètre de la piscine olympique de Sidi M'cid.

Par S. Arslan


El Acil - 2 novembre 2008

Le "Chemin des touristes" de Constantine, 50 ans après...

Fermé aux visiteurs depuis 1958, le "Chemin des touristes" des gorges du Rhumel à Constantine est un site fabuleux qui risque, par bonheur, de revivre après un demi-siècle de dégradations et d'oubli. Les plus anciens des Constantinois, surtout ceux qui ont eu la chance de parcourir un jour ce sentier, tout comme les plus jeunes d'ailleurs, se félicitent en effet d'apprendre que sa réhabilitation est de nouveau à l'ordre du jour dans le cadre des grands aménagements en cours dans la ville du vieux Rocher.
Il y a cinquante ans et plus, il était courant de lire dans les revues spécialisées, les dépliants touristiques ou autres supports publicitaires, des arguments tels que celui-ci, lu dans "La revue du Touringclub de France" datée d'avril 1945 : "La visite des gorges du Rhumel est, pour les touristes qui ne craignent ni la marche ni l'escalade, un émerveillement continu".
C'était en effet, une curiosité et une attraction extraordinaire que de visiter ces gorges
immenses, en abordant le site par le lit de l'oued Rhumel, au fond du "Rimis", comme disent les Constantinois pour désigner le précipice qui enserre, en fer à cheval, la vieille ville sur 2,5 km. Le mot "Rimis" tient son origine, dit-on, de la déformation de "Frédéric Rémès", le nom de l'ingénieur des Ponts et chaussées qui a conçu et réalisé, entre 1843 et 1895, le "Chemin des touristes", un sentier accroché à la paroi de l'imposante muraille rocheuse de 30 à 50 m au-dessus du lit de l'oued, et jusqu'à plus de 100 m en-dessous du bord du précipice. Large de 1,5 m à peine, il longe la rive droite du Rhumel, taillé sur la corniche ou porté en encorbellements. L'abandon de ce chemin, fermé à la suite des crues exceptionnelles qui avaient endommagé, en 1958, la piscine César, l'une des haltes les plus prisées jadis par les promeneurs, a été malheureusement suivie d'atteintes graves et continuelles à l'intégrité du site enchanteur. Ce dernier a fini par être défiguré, souillé aujourd'hui par les amas de détritus déversés quotidiennement dans ses espaces verts et ses jardins suspendus, autrefois bien entretenus par la commune, mais qui cèdent maintenant la place aux mauvaises herbes et autres immondices.
Il serait vain, en tout cas, selon Mahmoud B., un vieux Constantinois, de restaurer ce parcours encore intact par endroits, "sans impliquer les riverains dans la protection du site, sans reprendre le jardin d'horticulture dont il reste encore les banquettes et sans débroussailler le jardin de Souss, entre le pont d'El Kantara et le pont suspendu de Sidi M'cid".

De plus, privés depuis fort longtemps du "chemin des touristes", les gorges du Rhumel ont été dépréciés à outrance par l'éclatement de plusieurs collecteurs d'eaux usées, notamment le collecteur principal d'El Kantara, à hauteur de la gare et de la statue de l'empereur Constantin, où les infiltrations ont fini par emporter une grande partie d'un magnifique ouvrage d'art en maçonnerie.

Effacer les séquelles dévastatrices d'une période ingrate

Sur ce dernier site, vestige du forum de la ville Romaine, la réalisation en 1994 d'une bretelle sur la voie ferrée s'est accompagnée de la dégradation de la promenade supérieure du Rhumel et des espaces verts situés en prolongement du club de boulisme.
Déjà en 1964, le site touristique des gorges du Rhumel a été appauvri par le pillage et les actes de vandalisme en tous genres, à l'origine de l'arrêt de l'ascenseur du boulevard de l'abîme qu'empruntaient visiteurs et touristes, pour accéder au fond des gorges, en parcourant en une minute, les 180 m du puits taillé dans la roche. En 2004, les autorités locales ont annoncé le lancement d'une étude pour la revalorisation du site des gorges du Rhumel et la réhabilitation du "chemin des touristes", un projet dont le coût est estimé officiellement à quelque 80 millions DA. Mais pour les responsables des travaux publics, il y a lieu de parachever au préalable, le curage du lit de l'oued Rhumel. En dépit de longues décennies d'une régression déprimante, les Constantinois attachés à leur ville placent de grands espoirs dans ces projets qui devront couronner les chantiers déjà annoncés par la réalisation du téléphérique, le lancement prochain du chantier du viaduc géant trans-Rhumel ou encore la rénovation tant décriée du quartier du Bardo. Reprendre le dessus sur le
mauvais sort né d'une époque ingrate, est, pour ces mêmes Constantinois, plus important que le lancement de chantiers ambitieux et coûteux. Cela permettra, soupire le vieux Mahmoud, de bannir l'indifférence imposée aux citadins qui ont trop longtemps supporté la dégradation injustifiée du patrimoine local, à l'image du mausolée de Sidi Brahim Benmaiza, démoli par les techniciens de la commune à la suite d'un incendie survenu en 1984 dans un immeuble mitoyen.
Il ne fait pas de doute que la réhabilitation des gorges du Rhumel dans leur environnement citadin, suppose également la rétablissement et la valorisation de ses innombrables légendes et vestiges historiques qui constituent le pendant immatériel de ce patrimoine inestimable, "muse" d'innombrables écrivains de renom depuis des siècles.


Le Quotidien d'Oran - 17 juillet 2012

Près de 100 milliards pour métamorphoser «le chemin touristique»
par A. El Abci

La direction du tourisme et de l'artisanat de la wilaya de Constantine lancera, en automne prochain, «l'étude, le suivi et la réhabilitation du chemin touristique à travers les gorges du Rummel», pour un coût à long terme (avec la réalisation de projets annexes) qui approchera les 100 milliards de centimes, selon la chargée du service «investissement» à ladite administration, Mme Boulala.

Selon notre interlocutrice, «le cahier des charges précise qu'il s'agit de travaux de réhabilitation du chemin touristique, proprement dit, c'est-à-dire du pont du diable jusqu'au pont des chutes, soit une longueur de deux kilomètres et demi, et une largeur qui peut atteindre un mètre 60 par endroits. Et d'ajouter que le même cahier des charges comprend la réhabilitation également du petit pont antique situé sous le pont de Bab El-Kantara. Il s'agit encore, dira-t-elle, de rendre à ces deux ouvrages anciens l'accessibilité nécessaire au public, qui sera composé de touristes piétons avec la fluidité et la fonctionnalité indispensables. Et de poursuivre qu'en considération de l'importance des réhabilitations de ces ouvrages historiques, archéologiques et culturels, il sera fait appel à des entreprises nationales et/ou étrangères ayant une qualification en travaux publics comme activité principale et classées à la catégorie 04 ou plus, ou équivalent pour les entreprises étrangères. Ceci en prévision de l'importance de la rentabilité touristique future du projet, qui ne manquera pas de drainer beaucoup de visiteurs et de rehausser les destinations Constantine et Algérie.

Il ne faut pas oublier, fera-t-elle observer, que le chemin touristique ceinture pratiquement toute la vieille ville, qui est elle-même une autre attraction touristique, sans oublier, bien sûr, que le chemin est aussi un lieu de découverte avec les célèbres «bains de César», etc. Toujours selon notre vis-à-vis, «la réhabilitation du chemin en question comprendra aussi certains aménagements telles des aires de repos et de détente pour les visiteurs. Il sera question, en outre, de création de petites activités avec des mobiliers légers tels des micro-kiosques offrant des cartes postales et des souvenirs, des produits de l'artisanat, du terroir ou encore des buvettes.

Pour les projets à plus long terme, elle évoquera des propositions en rapport avec l'illumination de tout le rocher avec ses gorges du Rummel, la création d'un théâtre de verdure sur la placette située au fond des gorges et juste en dessous du pont suspendu de Sidi M'cid et d'autres activités encore, notamment sportives et adaptées au lieu.


La Tribune - 13 février 2013

Réhabilitation du chemin des touristes dans les gorges du Rhumel
Djamel Allal, citoyen et sentinelle

De notre correspondant à Constantine
A. Lemili

Il est des personnages particuliers dans la ville des ponts. D’aucuns considèrent souvent et de la manière la plus arbitraire d’individus à la marge. Ce qui n’est évidemment pas le cas. Et parmi ces personnages qui se comptent sur les doigts d’une main et qui dérangent, parce qu’ils dérogent aux normes établis, au conformisme ambiant, il y a Allal Djamel, artisan dinandier et plus artiste de la dinanderie qu’artisan d’autant plus qu’il n’hésite pas à quitter son atelier pour «tracer», comme il le dit lui-même, sur une direction non pas dans l’espoir de trouver ce à quoi il pense mais plutôt persuadé de trouver, parce que «j’ai lu quelques précieux et négligés ouvrages trouvés chez un bouquiniste et consulté les cartes qui y étaient jointes en annexe» quelque chose, précisera-t-il.
Dans les quêtes, au demeurant risquées, qu’il engage dans des endroits plus qu’isolés quoique se trouvant dans la périphérie immédiate de la ville, il déniche effectivement ces «choses» dont il nous informe avant de démarcher les établissements et services compétents en la matière, lesquels bien entendu lui prêtent oreille attentivement mais sans plus. Aussi combien de fois a-t-il signalé la présence de vestiges dévoilés à la suite de petits accidents naturels tel un glissement de terrain ou à la suite d’une pluie diluvienne qui aurait quelque peu «lessivé» des flancs de rochers, collines…Tout cela en vain et il a appris à le savoir et à ne plus s’en faire sauf à nous en parler. Plus particulièrement à La Tribune dont il assimile le besoin de traiter le sujet comme son besoin à lui de jouer l’archéologue amateur et comme nous l’avons déjà qualifié une fois d’Indiana Jones local.
Ces derniers temps son violon d’Ingres est de reconstituer, par la photo, le cheminement intégral du chemin des touristes, cette voie pédestre à flanc de rocher surplombant le Rhumel dont tout le monde ne fait que parler, voire fantasmer sans trop connaître en réalité. Ce qui est quelque part légitime compte tenu de la dangerosité des lieux et des difficultés d’accès. Des difficultés qui ne l’ont en rien dissuadé puisqu’il passe des journées sur place à collecter tous détails, comme comment remonter à l’origine d’une eau qui ruisselle à travers parois ?, à visiter anfractuosité, passage et autres grottes. Dans l’une d’entre elles, dans laquelle il s’est engouffré, il a cru remarquer des graffitis sur les murs. Cela pourrait être des peintures rupestres et jusque là nul n’en a parlé officiellement, et comme les murs ont été salis par la fumée du feu de bois allumé par des individus qui s’en servent comme antre de leurs libations, il y a nécessité de procéder à un sérieux nettoyage. Ce que Djamel a envisagé de faire dès que les chutes de neige et de pluie cesseront.
Les moyens de rejoindre la grotte n’étant pas facile en raison d’une boue et du risque de chute dans le précipice.
Ces investigations ne l’ont pas empêché d’engager des démarches auprès des Directions, de la culture et du tourisme, qui prennent l’intérêt de ce personnage, qui n’a pas la gueule de l’emploi à leurs yeux, juste pour une curiosité passagère sans pour autant que leurs services y prêtent eux-mêmes une attention pour laquelle leurs attributions les obligent. Cette démarche nous l’avons faite officiellement dans le cadre de notre fonction pour savoir que «Le chemin touristique va être réhabilitée», nous dira l’architecte en charge du projet au nom de la Direction de wilaya du tourisme. Soulignons qu’il aura fallu que Constantine soit «décrétée» capitale de la culture arabe pour l’année 2015 pour que les choses donnent l’impression de vouloir s’accélérer. Sauf qu’à vingt-deux mois de l’évènement, tout est encore dans les tiroirs et dans le meilleur des cas sur les bureaux en attendant que «Le ministère revoit à la hausse le budget initial de 20 milliards de centimes accordé pour la réhabilitation du chemin des touristes», précisera notre interlocutrice (l’architecte) pour ajouter suite à notre question que «celle-ci, en plus des délais raisonnables de réalisation (24 mois) coûtera au bas mot le double compte tenu de l’offre du concurrent (une société française) le moins disant retenu dans le cadre de la consultation lancée à ce sujet. D’ailleurs pour être plus précise il faudrait mobiliser encore plus d’argent parce que nous envisageons d’accompagner cette réalisation par des installations annexes (des haltes conviviales : cafétéria, restauration rapide, kiosque, échoppes de divers produits traditionnels, artisanaux, petites aires de repos…)». Beaucoup d’ambition même si celle-ci vient bien en retard pour un projet évoqué depuis plus d’une vingtaine d’années et qui, tel l’arlésienne, n’a toujours été qu’une vue de l’esprit. Quoique nous soyons très peu optimiste sur la concrétisation dans les temps et surtout les normes de ce projet, Djamel A., duquel nous avons sollicité l’avis, est plutôt confiant «Si, je crois personnellement que tout cela est réalisable parce qu’en fait la matérialisation de l’ouvrage, même si aux yeux d’un néophyte semblerait pharaonique, est faisable dans la mesure où l’itinéraire existe déjà et qu’il suffirait juste de lui restituer son ancienne
consistance. Si au début du XIXe siècle cela a pu se faire avec des moyens à la limite artisanaux, il n’y a pas de raison avec l’évolution des techniques et technologies du 3è millénaire de ne pas réaliser un ouvrage qui, aux yeux des gens du métier, ne serait, toutes considérations gardées, qu’une bricole».
C’est dans ce cas là tout le mal qui pourrait être souhaité à une ville riche en potentialités culturelles, touristiques, architecturales, historiques et qui s’en va à vau-l’eau sans que nul ne s’en soucie et que les seuls cris d’orfraie poussés par certaines sentinelles ne sont en réalité que de l’esbroufe.
Concluons, enfin, sur le fait que Djamel Allal est devenu, dans l’anonymat le plus total pourtant, une référence aux yeux des touristes français depuis qu’il a lancé un blog où il ne fait que déposer les photos qu’ils réalisent à travers ses pérégrinations et les différents articles de presse qui mettent en exergue la ville de Constantine. Il y a lieu de noter que son engagement est désintéressé et s’est toujours refusé à être rémunéré par les étrangers qui ont fait le déplacement. Mieux encore, les dépenses c’est plutôt lui qui les engage sur ses propres ressources, lesquelles sont pourtant très modestes.
L’opportunité lui a été donné d’accompagner Yann Arthus Bertrand quand il avait réalisé un de ses reportages dans la ville des Ponts. Rares sont ceux qui le savent et il nous parait des plus légitimes d’en parler pour que les Constantinois sachent, justement, qu’ils existent des personnes qui font beaucoup pour la ville sans qu’elles n’aient besoin de se trouver sous les feux de la rampe.

A.L.


El Watan - 23 mai 2013

Le secrétaire d'état chargé du tourisme en visite au Vieux Rocher
780 millions de dinars pour réhabiliter le Chemin des Touristes

Outre le lancement d’un appel d’offres pour ce site, un montant de 40 millions de dinars a été dégagé pour la remise en service de l’ascenseur de Sidi M’cid.

La wilaya de Constantine vient de lancer l’appel d’offres pour la réhabilitation du fameux Chemin des Touristes, située sur le flanc des gorges du Rhumel et qui a subi de sérieuses dégradations durant les dernières décennies. La nouvelle a été communiquée, hier, par le wali de Constantine Nouredine Bedoui, lors de la visite d’inspection effectuée au Vieux Rocher par Mohamed-Amine Hadj Saïd, secrétaire d’Etat auprès du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, chargé du tourisme. L’on saura que cette réhabilitation a bénéficié d’un montant de 780 millions de dinars, et que les travaux devront être lancés après l’étude des offres des entreprises ayant soumissionné, surtout que ce projet est très attendu par les Constantinois, mais aussi par les autorités en prévision de la manifestation Constantine capitale de la culture arabe 2015.
Par ailleurs, et comme annoncé lors d’une rencontre de l’exécutif, il a été confirmé qu’un montant de 40 millions de dinars vient d’être dégagé pour la remise en marche de l’ascenseur de Sidi M’cid. Une structure qui permettra de régler le problème du transport entre le centre-ville et cette petite localité.  Lors d’une rencontre avec la presse, le secrétaire d’Etat a considéré que le secteur du tourisme demeure encore en panne, bien qu’il offre, selon lui, un nombre d’emplois bien supérieur à celui des hydrocarbures. «La méthode adaptée durant les années 1970 pour la promotion de la destination Algérie est désormais dépassée par le temps et doit céder la place à  de nouveaux mécanismes basés principalement sur la vente de l’image de l’Algérie sur Internet ; car un touriste satisfait de son séjour en Algérie pourra, grâce au réseaux sociaux virtuels, attirer des milliers d’autres visiteurs», a-t-il déclaré.
Pour redynamiser le secteur, Mohamed-Amine Hadj Said préconise un plan d’action pratique et ambitieux basé sur cinq points : le plan de la destination (la communication), le développement de l’investissement, l’amélioration de la qualité de la prestation, le financement et l’accompagnement des projets et l’intersectorialité. Cette dernière se traduit, selon lui, par l’apport des autres secteurs à l’exemple de celui des  transports, de l’environnement et les travaux publics. Dans la foulée, l’invité de la wilaya a révélé que 713 projets d’infrastructures ont été agréés, dont 484 sont des projets urbains. Une enveloppe de 230 milliards de dinars a été dégagée pour ces projets. Pour sa part, la wilaya de Constantine compte 7 projets dont 5 sont en cours de réalisation.  


Le Quotidien d'Oran - 25 novembre 2013

Chemin des touristes : Début des travaux de réhabilitation avant la fin de l'année

par A. Mallem

Selon le directeur du Tourisme et de l'Artisanat de Constantine, le chantier de réhabilitation du chemin des touristes sera lancé finalement «avant la fin de l'année en cours». Annonçant l'information, hier, à la radio régionale, M. Hassan Lebbad a affirmé que les formalités administratives préliminaires au lancement de ce projet sont sur le point d'aboutir, notamment quant à la signature du contrat avec l'entreprise algéro-française qui a remporté le marché. «Ces formalités sont actuellement au stade de la levée des réserves émises par la commission de wilaya des marchés publics. Une fois cette formalité accomplie, les travaux d'aménagement du chemin des touristes seront lancés sans tarder », a-t-il dit en précisant que la première tranche des travaux de réhabilitation sera réceptionnée avant la fin de l'année 2014. «Le délai de réalisation et de livraison du projet achevé a été fixé à 18 mois. La première tranche sera livrée avant la fin de l'année 2014. Et à partir de là, pense M. Lebbad, ce chemin touristique pittoresque et unique dans le pays, entrera en exploitation touristique sur une distance de près de 2,5 kilomètres, partant du «Pont du Diable» situé sous le grand pont de Sidi Rached et aboutissant au «Pont des chutes» situé, lui, sous le pont suspendu de Sidi-M'cid. Le projet a bénéficié d'une enveloppe financière de 330 millions de dinars, soit 33 milliards de centimes. Dans le sillage de ce chantier, a encore indiqué le directeur du Tourisme et de l'Artisanat, il sera procédé également à la réhabilitation du «Jardin de Sousse» implanté sous le pont de Bab-El-Kantara, par où passe le chemin des touristes. Sur la même lancée, d'autres aménagements touristiques seront réalisés après l'étude qui sera menée avec les responsables de l'entreprise réalisatrice.

A une question sur le retard pris par ce projet, M. Lebbad a tenu à faire une mise au point en déclarant que celui-ci était effectivement inscrit dans le plan quinquennal de développement de la wilaya, mais uniquement comme étude à mener et non comme projet à réaliser. «Et maintenant, a-t-il dit, le moment est venu de concrétiser ce projet dont la valeur touristique et économique n'est plus à démontrer, en ce sens qu'il va être une attraction touristique de premier plan pour les visiteurs de la ville ainsi que les habitants, et il va contribuer aussi à la création de postes d'emploi pour les jeunes chômeurs de la ville comme il va être source de revenus non négligeables pour les artisans.

Rappelons pour terminer que depuis des lustres ce projet ne cesse de revenir à la pointe de l'actualité touristique de la ville en étant remis chaque année à l'ordre du jour. Cette fois-ci, disent les autorités locales en charge du secteur, il est réactivé et sera mené à son terme d'exécution dans la perspective de l'évènement prévu en 2015 qui fera de Constantine la capitale de la culture arabe.

APS - 10 décembre 2013

La réhabilitation du chemin des touristes à Constantine lancée en janvier 2014

Les travaux de réhabilitation du chemin des touristes, l'un des sites phare de la ville de Constantine, seront lancés "d'ici au mois de janvier 2014", a déclaré lundi à l'APS le directeur du Tourisme et de l'artisanat, Hacène Lebbad.
Le chantier de réhabilitation de ce site pittoresque et exceptionnel sera achevé au bout d'un délai de 18 mois, a souligné le même responsable, précisant que des "techniques de pointe" seront utilisées pour une reconstruction "parfaite" de ce chemin conçu et réalisé entre 1848 et 1895.
Le marché de cette réhabilitation a été confié en étude et réalisation à un groupement français de droit algérien (CAN-Algérie), a indiqué M. Lebbad faisant part de l'impact de ce projet sur l'amélioration de l'attractivité touristique de cette ville millénaire qui s'apprête à accueillir en 2015 l'évènement "Constantine capitale de la culture arabe". Considéré comme l'un des projets phares sur lesquels misent les autorités locales dans le cadre de la préparation de cet évènement culturel, le chemin des touristes, ouvre de l'ingénieur-constructeur français Frédéric Remes sera réhabilité "en tenant compte des spécificités esthétique, historique et géologique propre à ce site", a précisé M. Lebbad.
"Une fois réceptionné, le chemin des touristes favorisera la création d'une multitude d'investissements et d'activités commerciales" a ajouté le même responsable.
Véritable curiosité de la ville des ponts, accroché à flanc de rocher, en contrebas des gorges du Rhumel, le chemin des touristes est long de 2,5 km pour 1,5 m de large.
Le sentier, situé au cour de paysages féeriques, uniques au monde, permet de suivre le fond des gorges du Rhumel sur toute leur longueur.

APS


Le Temps d'Algérie - 6 janvier 2014

Constantine : la réhabilitation du chemin des touristes retardée

Les travaux de réhabilitation du chemin des touristes, à Constantine, "ne pourront être lancés dans les délais prévus" a indiqué lundi à l'APS le directeur de wilaya du tourisme et de l'artisanat, Hacène Lebbad.

Selon ce responsable, le retard accusé est dû au "retrait pour des raisons qui leur sont propres", des deux bureaux d'études composant, avec l'entreprise de réalisation, le groupement français de droit algérien retenu par la commission des marchés publics pour l'étude et la réhabilitation de ce projet.

M. Lebbad a précisé qu'à la suite de ce retrait, le groupement initialement désigné pour prendre en charge ce dossier s'est désisté, contraignant le maître de l'ouvrage a "entamer les procédures d'usage pour lancer un autre appel d'offres pour reprendre l'étude et la réhabilitation du chemin des touristes, ce qui demandera davantage de temps".

Il reste, a-t-il ajouté, que l'engagement d'achever et de mettre en exploitation "au moins une des trois étapes du chemin des touristes" est maintenue pour être au rendez-vous de la manifestation "Constantine capitale de la culture arabe en 2015".

M. Lebbad a également souligné, dans ce contexte, que le cahier de charges remis à la commission des marchés publics pour l'obtention du visa, consiste notamment à illuminer et à reconstruire ce chemin conçu et réalisé entre 1848 et 1895 sur un parcours de 2,5 km.

Le projet de réhabilitation de ce chemin qui relie "le pont du Diable" au "pont des Chutes", inclut également le traitement des passages défectueux tout le long de l'itinéraire, l'aménagement du jardin de Sousse qui agrémente le parcours, la restauration de l'ancien pont situé au-dessous du pont de Bab El Kantara, la réfection des bains de César (bains romains) surplombant la falaise du Rhumel et la réhabilitation de l'ascenseur de Sidi M'cid.

Pour rappel, le même responsable avait déclaré à l'APS il y'a un peu plus d'un mois que le chantier de réhabilitation de ce site phare, pittoresque et exceptionnel de la ville de Constantine, serait lancé "d'ici au mois de janvier 2014 ".


L'Expression - 11 avril 2015

Le chemin des touristes redécouvert à Constantine

Longtemps oublié par les habitants de la cité des Ponts suspendus, un chemin arable qui longe le Rhumel à travers les roches escarpées des gorges qui ont fait la réputation de l'antique Cirta et néanmoins capitale romaine depuis l'empereur Constantin, est remis en vogue, débroussaillé et modernisé pour la satisfaction des amateurs de randonnées pédestres et surtout celle des nombreux touristes attendus dans le cadre de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe». Ce chemin qui date de plusieurs siècles et remodelé à l'époque coloniale est destiné à montrer aux visiteurs de la ville d'Ibn Badis les impressionnantes images des quartiers juchés sur les promontoires, tels que celui de Sidi M'Cid. Une heureuse initiative des autorités locales qui auraient pu y songer bien plus tôt mais rien ne sert de faire la fine bouche et mieux vaut tard que jamais. Constantine aura, le temps d'un événement retrouvé, quelques-uns de ses atouts historiques, qu'ils soient architecturaux, musicaux ou simplement commerciaux, et c'est tant mieux.


APS -26 Mai 2015

Constantine : lancement du projet de réhabilitation du chemin des touristes

CONSTANTINE - Les travaux de réhabilitation du chemin des touristes de Constantine, confiés à la Société algérienne des ponts et travaux d'art (SAPTA), viennent d'être lancés, a-t-on constaté, mardi, lors d'une visite d'inspection du wali, Hocine Ouadah.

Au cours de cette sortie de terrain consacrée à l'inspection des projets lancés dans le cadre de la manifestation "Constantine capitale de la culture arabe" et de la prochaine rentrée des classes, le wali a précisé que la réhabilitation du chemin des touristes a été "confiée à la SAPTA après désistement de l'entreprise étrangère désignée initialement pour la conduite de ce chantier".

Le chef de l'exécutif a souligné "la complexité des travaux de réhabilitation" qui nécessitent à la fois, a-t-il estimé, "des techniques ultramodernes, mais également des interventions manuelles fastidieuses". Il a cité, dans ce cadre, l'évacuation des tonnes de talus formés dans les tunnels longeant plusieurs parties de ce chemin touristique qui va nécessiter le recours à des "techniques anciennes incontournables au vu de la topographie des lieux, comme, par exemple, l'utilisation de baudets".

M. Ouadah, après avoir également souligné que ce projet de réhabilitation sera soumis à un suivi "rigoureux et permanent" de la part des services de la wilaya, a précisé que les travaux "ne pourront cependant pas être achevés avant la fin de l'année de la capitale arabe".

Il a toutefois affirmé que les parties du projet qui seront progressivement achevées, "seront ouvertes au public qui aura ainsi l'opportunité de suivre de près l'évolution de ce chantier qui a nécessité un investissement public de près de 550 millions de dinars".

La réhabilitation du chemin des touristes devrait être réalisée en "quatre étapes", ont indiqué de leur côté les responsables concernés par le projet, rappelant que l'ascenseur menant au site sera aussi modernisé et remis en état dans le cadre de cette action.

Conçu et réalisé entre 1848 et 1895 sur un parcours de 2,5 km, le chemin des touristes, "accroché" aux parois du ravin, relie le pont du Diable au pont des Chutes, en permettant de suivre le fond des gorges du Rhumel sur toute leur longueur. Inauguré en 1895, il est l'oeuvre de l'ingénieur-constructeur Frédéric Remes.

Au cours de sa tournée, le wali s'est également enquis de l'avancement des travaux de réhabilitation de l'ex-siège de la wilaya, de la Medersa, de l'esplanade de la mosquée Emir-Abdelkader et de la bibliothèque urbaine de Bab El Kantara, tous lancés dans le cadre de la manifestation "Constantine capitale de la culture arabe 2015".

Il a également inspecté les projets de réalisation d'un jardin botanique au quartier Rahmani-Achour (ex-Bardo) et plusieurs établissements scolaires devant être réceptionnés avant la rentrée scolaire, à Ali-Mendjeli.


Le Quotidien d'Oran - 7 octobre 2015

60 milliards pour l'ascenseur de Sidi M'cid

L'ascenseur de Sidi M'cid renaît de ses cendres après plus de 30 années de fermeture et d'oubli. En effet, la direction du tourisme de la wilaya en coordination avec les parties locales concernées a procédé à la relance dernièrement de ce projet situé sur la corniche et ce, à l'effet de lui rendre ses fonctions de loisirs et de découverte pour les touristes et de servir au déplacement des citoyens entre le centre-ville et le quartier de la Piscine.
Ainsi près de 60 milliards de centimes ont été affectés pour la renaissance de cet ouvrage, qui entre dans le cadre d'un projet qui porte aussi à faire revivre un autre ouvrage touristique, en l'occurrence le chemin des touristes. La remise en service de cet ascenseur incrusté dans la paroi rocheuse qui surplombe le pont des chutes constituera, à coup sûr, une nouvelle richesse pour la ville et sera une valeur ajoutée dans le cadre de la création de l'emploi dans un secteur appelé à des développements importants. C'est ce qu'a indiqué, hier, le directeur du tourisme, Hassen Labbed, qui a souligné que cela s'inscrit dans le cadre de la relance générale des projets touristiques visant la création de richesse et la participation du secteur au développement local et de proximité. Et notre interlocuteur de poursuivre que ce projet s'inscrit dans un autre plan bien plus complet et plus vaste et concerne le chemin touristique qui va depuis le pont Sidi M'cid jusqu'au pont du diable. L'opération a bénéficié d'un grand intérêt des autorités locales et particulièrement du wali, Hocine Oudah, qui a souhaité par cette réalisation valoriser réellement et efficacement l'attractivité touristique de cette ville historique et deux fois millénaires. «Et dans le cadre de ces préoccupations, ajoutera-t-il, une enveloppe financière de près de 60 milliards de centimes a été dégagée pour les différents travaux de réhabilitation et rénovation dont bénéficiera l'ascenseur de Sidi M'cid. Le marché a été remporté par la Société algérienne des ponts et travaux d'art (SAPTA), qui a déjà entrepris les réalisations concernant la première tranche, dira-t-il, dont l'achèvement et la mise en service effective donnera à la ville une place spéciale dans le pays et dans le monde, ainsi qu'un plus d'attractivité au secteur du tourisme».


L'Est Républicain - 11 octobre 2015

ASCENSEUR DE SIDI M'CID ET CHEMIN DES TOURISTES
60 milliards pour leurs rénovations

Après plusieurs décennies de fermeture et de laisser-aller, deux projets inscrits dans le plan actuel coïncidant avec Constantine capitale de la culture arabe, ont été inscrits pour une rénovation salutaire. Il s'agit de l'ascenseur de  Sidi M'Cid et du Chemin des touristes pour lesquels 60 milliards de centimes ont été dégagés.  L'ascenseur de Sidi M'Cid a été inauguré en 1934 et a fonctionné jusqu'au milieu des années 1960 avant d'être fermé pour une question de sécurité.  Plusieurs tentatives pour le remettre en état ont été projetées, mais la société algéroise chargée des travaux est partie en emportant des documents importants. Bien qu'il ne soit signalé que par une porte blindée et quelques menus travaux en ciment, cet ascenseur est abordable depuis le boulevard de l'Abîme pour une descente de 130 mètre plus bas au niveau du pont du Diable.  Il permettait de relayer le haut du vieux Rocher aux bains de Sidi M'Cid et aux jardins irrigués par la même source qui approvisionnait les bassins. Après ces tentatives de rénovation, l'entrée de l'ascenseur a été finalement murée il y a plus de 30 années pour des questions sécuritaires.  Les 60 milliards dégagés permettent de financer ce projet de rénovation ainsi que celui du chemin des Touristes dont la remise en état était également attendue depuis plus d'un demi-siècle. Accroché à la paroi rocheuse, le chemin des Touristes permet de traverser les gorges du Rhumel depuis l'entrée à hauteur du pont de Sidi Rached jusqu'au pont suspendu.  Les deux projets de remise en service entrent dans le cadre du développement touristique et viendront consolider la réputation d'une cité étroitement associée à son rocher et aux gorges du Rhumel. Il restera non seulement une des attractions touristiques pour les visiteurs de la ville des Ponts mais également un moyen fort commode de communication avec les jardins d'El-Menia et des bassins nautiques de Sidi M'Cid eux-mêmes en rénovation depuis une dizaine d'années.  La population de la ville des Ponts attache une importance primordiale à l'aménagement touristique  de cette partie de la ville en espérant que la concrétisation de ces deux projets, tombés en désuétude, contribueront enfin à renforcer  la vocation touristique de Constantine. 

R C.


Al Huffington Post - 27 août 2016

La réhabilitation du chemin des touristes à Constantine boostera le tourisme de la ville, selon les responsables

Annoncé plusieurs fois durant ces dernières années, la réhabilitation du chemin des touristes de Constantine semble être en bonne voie cette fois-ci.
Fermé aux visiteurs depuis 1958 suite à des inondations, le "Chemin des touristes" des gorges du Rhumel à Constantine est un site fabuleux qui risque, par bonheur, d'être ressuscité après un demi-siècle de dégradations et d'oubli.
Les vieux Constantinois, surtout ceux qui ont eu la chance de l'emprunter un jour, désespèrent de le voir inscrit parmi les grands aménagements en cours dans la ville du vieux Rocher.
Véritable "curiosité", majestueusement adapté au relief exceptionnel et unique de Constantine, ce chemin des touristes pourrait indéniablement relancer le tourisme dans la ville des ponts, selon tous les spécialistes du secteur.
Misant sur sa contribution économique certaine pour la ville, rapporte l'Agence de presse algérienne (APS), les autorités locales s'emploient à mobiliser l'investissement nécessaire pour la réhabilitation d'un site au potentiel avéré.
Attraction extraordinaire de la ville des ponts, ce chemin permettait d'aborder la ville par le lit de l'oued Rhumel et passer d'une rive à l'autre, au fond du "Rimis", comme disent les Constantinois pour désigner le précipice qui enserre, en fer à cheval, la vieille ville sur 2,5 km.
Le mot "Rimis", raconte-t-on, encore, tient son origine, de la déformation de "Frédéric Rémès", le nom de l'ingénieur des Ponts et chaussées français qui a l'conçu et réalisé, entre 1843 et 1895.
Accroché à la paroi de l'imposante muraille rocheuse de 30 à 50 m au-dessus du lit de l'oued, et jusqu'à plus de 100 m en-dessous du bord du précipice. Large de 1,5 m à peine, il longe la rive droite du Rhumel, taillé sur la corniche ou porté en encorbellements.

Etudes en cours pour une meilleure finalisation du projet.
Le chemin des touristes, un site phare de l'antique Cirta a bénéficié d'une importante opération de réhabilitation confiée en étude et réalisation à un groupement d'entreprises algéro-français qui s'attèle depuis plus de deux (02) ans, à ficeler techniquement et esthétiquement les traits "mystérieux" de ce site prestigieux.
La phase étude de ce site qui relie le pont du Diable au pont des Chutes, est pratiquement finalisée et sa concrétisation requiert "une technicité de pointe et un savoir faire avéré", estiment les responsables locaux qui ont souligné qu'il ne reste de la phase étude que la résolution de certains problèmes techniques en rapport avec les réseaux d'évacuation pour pouvoir lancer les travaux de réhabilitation.
Dans ce contexte, il a été convenu de solutionner la contrainte des rejets des eaux usées affectant ce chemin surplombant l'Oued du Rhumel pour permettre des interventions de réhabilitation "structurées".
Les travaux de réhabilitation cibleront entre autres les passages défectueux tout le long de l'itinéraire, l'aménagement du jardin qui agrémente le parcours, la restauration de l'ancien pont situé au-dessous du pont de Bab El Kantara, et la réhabilitation de l'ascenseur de Sidi M'cid, avec un projet de réaliser un nouveau ascenseur.

Les responsables misent sur deux millions de visiteurs par an.
Une fois opérationnel, le chemin des touristes, jusque là abîmée par la patine du temps, favorisera la création d'une multitude d'investissements et d'activités commerciales qui seront en mesure de booster le marché de l'emploi et des affaires locales, affirment encore les autorités locales.
Avec une perspective d'accueil, après sa réhabilitation, de pas moins de deux (02) millions de visiteurs par an, et pas moins de 1,5 milliard de dinars de recettes annuellement, les autorités locales de Constantine misent beaucoup sur le chemin des touristes pour contribuer énergiquement au sort économique de cette ville millénaire qui ambitionne à retrouver son aura attractif d'antan.

 

Le chemin des touristes avant toute réhabilitation

Photo Karim Djouama (août 2008)